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Zinguerie et gouttières

Habillage de cheminée et solins à Vinon-sur-Verdon

Souches, solins, abergements plomb et zinc, sorties de conduits : les points singuliers où naissent la plupart des fuites.

Zinguerie et pénétrations de toiture

Partout où le toit rencontre un mur, l’eau cherche à entrer

Une couverture bien posée est étanche par recouvrement : chaque tuile protège celle du dessous, et l’eau descend sans jamais trouver d’arrêt. Le problème commence là où ce principe s’interrompt, c’est-à-dire partout où quelque chose traverse le toit ou vient buter contre lui : une souche de cheminée, un mur mitoyen, un pignon plus haut, un conduit de poêlle, une sortie de ventilation.

À ces endroits, l’étanchéité ne peut plus être assurée par la tuile seule. Il faut une pièce façonnée qui remonte contre la maçonnerie et redescend sur la couverture : c’est l’abergement, tenu en tête par un solin. Sur les toitures de Vinon-sur-Verdon, Gréoux-les-Bains ou Peyrolles-en-Provence, c’est la première cause de fuite que je rencontre, loin devant la tuile cassée.

La raison est simple : le solin travaille. Le mur et la charpente ne bougent pas au même rythme, la souche de cheminée chauffe et refroidit, le mistral fait vibrer l’ensemble, et le gel-dégel de janvier ouvre chaque micro-fissure un peu plus. Un solin au mortier finit toujours par se fendre, se creuser ou se décoller du support. Ce n’est pas une malfaçon, c’est son mode de vieillissement normal.

Je reprends ces points singuliers en plomb ou en zinc, avec une véritable remontée et un engravement, pas un simple cordon de mortier posé en surface. Diagnostic et déplacement gratuits, devis sous 48 heures. Pour un contrôle, appelez le 07 75 03 55 99.

7j/7Astreinte fuite
48hDevis après visite
10communesSecteur d’intervention
0Diagnostic et déplacement
Solin au mortier ou bande porte-solin : la différence se voit à dix ans
Solins

Solin au mortier ou bande porte-solin : la différence se voit à dix ans

Le solin au mortier est la solution traditionnelle : un talus de mortier bâtard vient fermer l’angle entre la tuile et le mur. Bien fait, sur un support propre et avec un mortier dosé correctement, il tient longtemps sur une maison ancienne dont les mouvements sont stabilisés. Mal fait, ou posé sur une souche qui bouge, il se fissure dans les deux premiers hivers et l’eau entre par la fente en profitant du capillaire.

La bande porte-solin est une pièce métallique, en zinc ou en aluminium, fixée mécaniquement dans une saignée du mur, la gorge étant fermée par un mastic élastomère. Elle vient recouvrir la tête de l’abergement. L’avantage est décisif : elle accepte le mouvement différentiel entre le mur et la toiture, là où le mortier, rigide, ne fait que se rompre.

Dans les faits, je combine souvent les deux : un abergement plomb qui remonte sur la souche, une bande porte-solin engravée qui en coiffe la tête, et une finition au mortier uniquement là où l’aspect l’impose sur une façade de village. Ce qu’il ne faut jamais faire, c’est poser un cordon de mortier ou de mastic par-dessus un ancien solin fissuré : ça masque la fuite trois mois et ça emprisonne l’humidité derrière.

Comment je reprends une cheminée et ses solins

La reprise d’un point singulier commence toujours par la dépose de l’existant. Tant qu’on n’a pas mis le support à nu, on ne sait pas ce qu’on traite.

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    Inspection de la souche et du raccord

    Je regarde l’état du couronnement, les joints de la souche, la présence de fissures traversantes et l’allure de l’ancien solin. Un contrôle côté combles complète souvent le diagnostic : les traînées sur le chevron indiquent le point d’entrée exact.

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    Dépose de l’ancien solin

    Burinage du mortier fatigué, retrait des anciennes bandes, dégagement des tuiles autour de la souche. Cette étape révèle souvent un liteau pourri ou un écran de sous-toiture déchiré qu’il faut traiter avant d’aller plus loin.

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    Reprise de la maçonnerie si nécessaire

    Rejointoiement des joints creusés, reprise d’un enduit désolidarisé, réfection du couronnement si la tête de souche prend l’eau. Inutile d’étancher le bas si l’eau entre par le haut de la maçonnerie.

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    Façonnage de l’abergement

    Le plomb se travaille sur place à la masse et à la palâtre, en épousant la forme des tuiles. Le zinc se prépare en atelier par pliage. La pièce doit remonter suffisamment contre le mur et redescendre largement sur la couverture, avec un rejet latéral franc.

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    Pose de la bande porte-solin

    Saignée régulière dans le mur, fixation mécanique, calfeutrement de la gorge au mastic élastomère. La bande recouvre la tête de l’abergement sans le brider, pour que chaque pièce garde sa liberté de mouvement.

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    Remise en tuile et contrôle à l’eau

    Repose des tuiles autour de la pénétration, avec les recouvrements corrects et les fixations qui s’imposent en zone de mistral. Essai à l’eau depuis le haut de la souche, puis vérification en combles pendant l’arrosage.

Plomb ou zinc : deux matériaux, deux usages
Abergements

Plomb ou zinc : deux matériaux, deux usages

Le plomb est le matériau du raccord complexe. Il est malléable à froid, il se façonne à la main directement sur l’ondulation d’une tuile canal, il épouse un angle de mur irrégulier, et il encaisse la dilatation sans fatiguer. Sur une souche de cheminée en pierre d’une maison de village, aucun autre matériau ne permet d’obtenir un raccord aussi juste avec aussi peu de pièces.

Le zinc est le matériau de la ligne droite et du grand élément. Plié en atelier, il donne des noues, des bandes de rive, des habillages de souche rectangulaire très propres et durables. Il est plus rigide, donc il impose de respecter strictement les jeux et les pattes à coulisse, sinon il travaille et finit par fissurer aux angles. Il ne se marie pas avec tous les supports : il n’aime ni le mortier frais ni le contact prolongé avec le cuivre.

Dans les deux cas, le point clé est le même : la hauteur de relevé. Un abergement qui ne remonte pas assez contre le mur est inutile dès qu’une pluie battante poussée par le mistral remonte le long de la maçonnerie. Sur les toitures à faible pente, et sur les versants exposés au nord où la neige tient quelques jours, je majore systématiquement cette hauteur.

La souche de cheminée : ce qui la fait fuir

Une souche est un petit bâtiment à elle seule, posé en plein vent, exposé sur ses quatre faces, chauffé par l’intérieur et refroidi par l’extérieur. C’est l’élément de la toiture qui subit le plus grand écart thermique. Les joints s’y creusent plus vite qu’ailleurs, l’enduit s’y décolle, et la pierre ou la brique se délite par gel-dégel. Beaucoup de fuites attribuées au solin viennent en réalité de la maçonnerie de la souche elle-même, qui se gorge d’eau et la restitue à l’intérieur plus bas.

Le couronnement, c’est-à-dire la tête de souche, est le point décisif. S’il est plat et sans larmier, l’eau stagne et pénètre directement dans le corps de maçonnerie. Un couronnement correct est pentu, débordant, avec une goutte d’eau en sous-face pour que le ruissellement se détache au lieu de revenir coller contre la face. Un chapeau ou un aspirateur statique complète le dispositif sur un conduit désaffecté ou peu utilisé, en empêchant la pluie d’entrer par le conduit.

Sur un conduit hors service, la question se pose franchement : le conserver impose de l’entretenir comme un élément de toiture, avec son couronnement, son solin et son abergement. Le déposer au ras de la couverture et refermer proprement le rampant supprime définitivement le point faible. Je présente les deux options avec leurs conséquences, sans pousser à la dépose quand la souche fait partie de l’identité de la maison.

Autres pénétrations

Conduits, ventilations et jonction toit-mur

Les sorties de toit se sont multipliées : conduit de poêle à granulés, ventilation de VMC, aération de chute d’eaux usées, passage de câbles photovoltaïques. Chacune est une perforation. La règle ne change pas : il faut une embase adaptée au matériau de couverture, qui remonte contre le fût et qui se glisse sous les tuiles amont tout en recouvrant les tuiles aval. Une collerette posée sur les tuiles et mastiquée autour ne tient pas trois hivers.

La jonction toit-mur, quand un versant vient mourir contre un pignon plus haut ou un mur mitoyen, est le cas le plus sournois. L’eau qui ruisselle sur toute la hauteur du mur arrive concentrée dans cet angle. Un simple solin ne suffit pas : il faut une noue de rive ou un chéneau encaissé avec une véritable section d’écoulement, et une bande porte-solin engravée au-dessus. Sur les maisons mitoyennes des centres anciens, c’est là que naissent les litiges de voisinage.

Enfin, les fenêtres de toit et les chattières d’aération ont leurs propres raccords d’étanchéité, spécifiques au matériau et à la pente. Je ne bricole jamais un raccord générique autour d’un châssis : le kit correspondant au profil de la tuile existe, il coûte peu et il fait la différence entre une fenêtre étanche vingt ans et une auréole au plafond dès le premier automne.

Un point singulier bien traité se voit à sa sobriété

Quand je termine un habillage de souche, il n’y a pas de mastic apparent, pas de bourrelet de mortier rapporté, pas de pièce de plomb qui rebique. Les lignes sont droites, les recouvrements sont dans le bon sens, et l’eau qui arrive sur la face amont est renvoyée latéralement sur la couverture avant d’avoir pu s’accumuler. Un raccord chargé de produits est presque toujours un raccord qui a été rattrapé plusieurs fois.

Je teste ensuite. Arrosage progressif depuis le haut de la souche, puis sur les faces latérales, avec un contrôle simultané dans les combles. C’est la seule façon de valider un travail dont le résultat ne se vérifie normalement qu’au prochain gros orage. Si un doute subsiste, je préfère rester une heure de plus que revenir en urgence en novembre. Pour un diagnostic, appelez le 07 75 03 55 99.

  • Dépose complète de l’ancien solin avant toute reprise
  • Maçonnerie de souche et couronnement contrôlés
  • Abergement plomb ou zinc façonné sur mesure
  • Hauteur de relevé majorée sur les versants exposés
  • Bande porte-solin engravée et gorge calfeutrée
  • Essai à l’eau avec contrôle simultané en combles

Questions frequentes

Comment savoir si ma fuite vient du solin de cheminée ?

L’indice le plus fiable est la position de la trace dans les combles. Une infiltration de solin laisse une coulée sur le chevron situé juste en amont de la souche, souvent avec un dépôt brunâtre. Elle apparaît lors des pluies poussées par le vent plutôt qu’à chaque averse. Un arrosage progressif, face par face, permet de confirmer : on mouille la souche seule, puis le raccord, puis la couverture autour, en observant à l’intérieur.

Peut-on simplement refaire le mortier du solin ?

Parfois, sur une maison ancienne stabilisée et un solin globalement sain, une reprise soignée du talus de mortier suffit. Mais recharger un solin fissuré sans le déposer est une fausse économie : le nouveau mortier n’adhère pas à l’ancien désolidarisé, la fissure se reforme au même endroit et l’humidité reste piégée derrière. Je préfère déposer, vérifier le support et poser une bande porte-solin qui accepte le mouvement.

Faut-il déposer une cheminée qui ne sert plus ?

Ce n’est pas obligatoire, c’est un arbitrage. Une souche conservée reste un point singulier à entretenir : couronnement, joints, solin, abergement. Une souche déposée au ras du rampant et refermée proprement supprime définitivement ce point faible et simplifie la toiture. Sur une maison de village où la souche fait partie de la silhouette, je conseille plutôt de la remettre en état correctement et de la coiffer.

Plomb ou zinc pour un abergement de souche ?

Le plomb pour les formes complexes et les tuiles canal, parce qu’il se façonne à la main et épouse toutes les ondulations. Le zinc pour les souches rectangulaires et les grands habillages plans, où le pliage en atelier donne un résultat très net. Le choix dépend aussi du reste de la zinguerie : on évite de multiplier les métaux différents sur un même versant pour ne pas créer de couple galvanique.

Pourquoi mon conduit de poêle fuit-il depuis sa pose ?

Dans la grande majorité des cas parce que la sortie a été traitée avec une collerette souple posée sur les tuiles et un cordon de mastic autour. Ce montage n’est pas dans la logique de recouvrement de la couverture : l’eau finit par passer dessous. La solution durable est une embase adaptée au profil de tuile, glissée sous les tuiles amont et recouvrant les tuiles aval, avec une remontée suffisante contre le conduit.

Quand intervenir sur un solin, avant ou après l’hiver ?

Avant, si le désordre est déjà visible : le gel-dégel de janvier aggrave toujours une fissure existante, et une souche qui se gorge d’eau en automne restera humide jusqu’au printemps. En pratique, l’idéal est un contrôle à la fin de l’été, quand la maçonnerie est sèche et que le mortier de reprise peut prendre correctement. En cas de fuite déclarée, je me déplace sans attendre la belle saison.

Faites contrôler vos points singuliers

Souche, solin, abergement, sortie de conduit : diagnostic et déplacement gratuits, devis sous 48 heures. Appelez Joseph Molinas au 07 75 03 55 99.

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